Entourage : Accept the mystery

Inclure la matière, le corps, le mental, l'âme et l'esprit tels qu'ils se manifestent dans l'individu, la culture et la nature. C'est une vision qui se veut exhaustive et inclusive.

Une théorie qui embrasse la science, l'art et la morale, qui inclut équitablement aussi bien la physique que la spiritualité, l'esthétique et la sociologie.

Un lieu où se manifeste un univers infini au paradoxe de l'éternel retour, dans ce paysage étrange et magique.



Collections Mtbk. Clothing en collaboration avec Accept The Mystery :







Entretien avec JC et bertrand (fondateur & membre du projet)


Salut les gars ! Pour commencer, je vous laisse vous présenter rapidement pour ceux qui ne vous connaissent pas.


Jc : Jean-Christophe alias J-sex, j ai 28 ans je suis né à Montbeliard. J’ai un peu bougé, Paris, Munich pis finalement je suis revenu à la source. Je suis pâtissier chocolatier.
Bertrand : Moi c’est Bertrand aka Manaz quand je suis derrière les platines. Je suis né à montbey aussi où je suis revenu après avoir pas mal voyagé : Besançon, Bordeaux, Nouvelle Zélande, Mexique.


Histoire de planter le décor, comment pourriez vous définir Accept the Mystery en quelques mots ?


Jc : Une association à but non lucrative qui œuvre dans l’organisation de soirée en musique électronique
B : Un collectif on pourrait dire
Jc : Ouai voilà un collectif qui a pour but d’étendre et de développer son réseau de Dj’s.
B : En gros on essaye de faire bouger montbey tout en faisant la teuf.
Jc : Promouvoir la musique électronique tout simplement
B : Ouai et l’Art en générale ... C’est avant tout du partage, ATM
Jc : De l’amour et du partage (rires)


Avant de vous lancer dans ATM, est ce que vous avez un parcours dans la musique ?

Jc : Ça fait 8/10 ans que je mix en commençant avec la drum’n’bass et le hip-hop. Pis en bougeant à Paris, j’ai découvert la musique électronique au sens large. Pis avec ATM ça fait 4 ans qu’on a la possibilité de bouger à droite à gauche ce qui crée un réseau plutôt cool.
B : De mon côté, j’ai découvert la musique assez tôt avec le reggae, le rock en jouant un peu de guitare. Et il y’a une dizaine d’année, grosse claque devant Disclosure aux eurocks, ça a fait tilt. Du coup quelques mois après j’achetais un peu de matos et c’était parti, en mode autodidacte dans ma chambre.
Jc : Ah ouai moi c’est The Subs à l’ososphere de Stras’ qui m’avait marqué. C était du live, c’est ça qui m’avait impressionné.

Bertrand AKA Manaz, Soirée au Bar "la plage" Brognard


Et au niveau du milieu associatif, vous connaissiez un peu ?


Jc : Ouai j’avais des potes sur Stras’, l’association Mercure. Ça m’est arrivé de leur donner 2/3 coups de mains à l’époque
B : Perso, j’ai découvert le monde associatif avec mes parents. Ils sont vachement investis dans la banque alimentaire, Emmaüs ... Et l’esprit associatif je l’ai vraiment découvert avec la Woodnight, on est une bande de potes, on organisait des mini festivals dans les bois ou tout le monde s’entraide. C’est cet esprit là que je kiffe. Le partage et l’échange. Des valeurs qui disparaissent malheureusement.


Vous êtes tous les deux DJs, c’est quoi vos influences pour créer un mix ?


Jc : Pour moi c’est très éclectique. Dans la musique électronique il y’a tellement de genre et de sous-genre qu’au final on va puiser vraiment à droite à gauche et c’est ça qui fait la force. Aller dépoussiérer des vieilleries, c est l essence même du truc.
B : En vrai, ça va dépendre du moment, de l’humeur. Je n’ai jamais été fan d’un groupe ou d’un mec. Je passe mon temps à faire des découvertes, c est ça qui me plait.


Pouvez-vous nous parler du parcours effectué par ATM jusqu’à présent ?


Jc : Première soirée dans un resto à montbey au F6 au bout d’un mois d’existence
B : Là ou ça a vraiment c’est à la plage de Brognard pendant l’été.
Jc : Pis après y’a les différentes fêtes de la musique notamment la première, au temple saint Georges en extérieur, et l’after du noizegate au bain douche jusqu’à 18h, plutôt mémorable.
B : Et le plus bel événement je dirais que c’est la soirée organisé dans le temple saint Georges. L’endroit est incroyable !


Concernant l’avenir, quels sont vos projets ?


Jc : Deja, on a refait tout le graphisme des visuels de l’assoc’ avec MS Graphisme (ndlr: qui a également collaboré avec Mtbk)
B : On a vraiment envie de faire revivre le centre ville !
Jc : On a également soumis à la mairie l’idée d’un gros open air pour 2020. On attend, comme souvent avec la municipalité...
B : Ce qu’on aimerait bien aussi c’est faire un pont entre les différentes assoc’ du grand est.
Jc : Ouai grave, reunir tout ce beau monde !

Jc AKA Jsex


On sent une appartenance très forte à Montbey, ce qui est plutôt cool à l’heure où la tendance est plutôt à l’exil ! Expliquez-moi un peu le pourquoi du comment !


Jc : Ben déjà j’ai toute ma famille qui est originaire d’ici. Mon père avait une institution ici donc c’est tout naturellement que j’ai perpétué ça. C’est ma ville quoi! Il y’a un gros potentiel pour moi, avec des putains d’infrastructure qui ne sont malheureusement pas ou très peu exploités.
B : Je ne sais pas si j’ai une appartenance très forte à montbey vu que depuis mes 18ans j’ai beaucoup bougé. Par contre au sein d’ATM, c’est vital d’être présent ici !


On capte aussi une volonté bien réelle de faire des soirées dans des lieux atypiques.


B : Effectivement ! En fait, on a passé notre jeunesse dans des salles sans âmes. Du coup maintenant qu’on organise on veut vraiment trouver des endroits qui claquent.
Jc : Pour nous la teuf, ça peut être partout, on ne se met de limites.


Ce que je kiffe aussi dans vos démarches, c’est ce désir d’indépendance. Je me trompe ?


Jc : Non c’est totalement ça. On fonctionne sans subventions et on a besoin de liberté. Et chez nous personne ne bosse dans le milieu artistique, on est juste des amateurs de musique et de fêtes.
B : On a tout appris sur le tas à force de bouger à droite à gauche, de voir comment ça se passe ailleurs, de discuter avec les gens.
Jc : C’est cette culture qu’on kiffe.
B : Le fait d’être indépendant c’est naturel pour nous, on ne sait même jamais poser la question.


On va parler un peu sape quand même ! Il y’a un lien évident entre vous et Mtbk. Qu’en est-il exactement ?


B : Exact, je suis le membre fondateur de la marque avec Léo. J’ai un peu lâché l’affaire pour raison professionnelle mais vu qu’on est pote c’est normal qu’on bosse ensemble.
Jc : Pour la petite histoire, j’ai rencontré Léo et Bertrand en soirée à Bâle grâce à un pote en commun. On a fini en after chez moi à parler musique et c’était parti pour la connexion qui perdure encore et toujours. Et au final, l’un ne va pas s’en l’autre.


Et du coup, dans la vie quotidienne, quel est votre rapport à la sape ?


Jc : J’y accorde beaucoup d’importance, Je peux me changer 3 fois par jour. Je kiffe me tenir au courant des nouveautés ou autre sur le net, Par contre je préférai toujours acheter en boutique.
B : J’aime bien les belles sapes, les sapes confort. En général les vêtements reflètent la personnalité des gens, Perso, je ne vais pas me prendre la tête 15 minutes devant ma penderie pour savoir quoi mettre. Et de toute façon, je ne porte plus que du noir ou du blanc : simple et efficace !


En quoi un textile va vous faire kiffer plus qu’un autre ?


B : La coupe et la matière.
Jc : Moi ça serait plus le design et la rareté du produit aussi.
B : En fait depuis qu’il y a Mtbk, je ne porte quasi que ça. Au moins tu sais que tout le monde n’aura pas le même t-shirt que toi.
Tom : Si on va jeter un coup d’œil dans votre dressing, qu’est ce qui ruine le plus votre budget ?
Jc : Les baskets, j’en ai une cinquantaine de paires ! Bon pis les casquettes aussi j’avoue. Ah pi les vestes en fait également (rires)
B : Moi je dirais les t-shirt. Bon pis vu le temps qu’il fait ici y a les pulls aussi, obligés !


Pour finir, il y a des marques (autre que Mtbk bien entendu) que vous suivez ?


Jc : Pour la marque que je soutiens aussi, elle s’appelle sixpack. C’est une marque française fabriqué au Portugal donc avec du tissu de bonne qualité. Tous les ans ils font une collab’ avec un graphiste différent.
B : Je reste fidèle à MTBK !!


Merci à vous, pour vos réponses les gars. Longue vie à vous et faites vous plaisir pour le traditionnel mot de la fin :


B : Le peuple vaincra !